Création de la résidence

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Cette page est destinée à rappeler les conditions de la création.

HIST0IRE DU GRAND HOTEL

D’après un historique établi par Marie-Hélène Since en 1999 (Service départemental de l’architecture et du patrimoine du Calvados), notamment d’après l’ouvrage de D. Rouillard et de l’inventaire du patrimoine

Houlgate fut parmi les premiers sites balnéires de la côte normande, grâce à la beauté de sa plage de sable fin, entourée de collines. Dès 1851, des caennais viennent prendre des bains de mer ainsi que quelques rares parisiens. Le développement du chemin de fer mettant la côte à portée de la capitale, la mode des bains de mer connaît alors un essor prodigieux. En 1858, une société civile immobilière est constituée. Elle achète tous les terrains proches de la mer. Jacques Claude Baumier, architecte à Caen, établit un premier plan d’urbanisme, s’inscrivant dans le triangle formé par la plage et l’extrémité des collines, dans la partie orientale du site.

En 1859, il construit le Grand Hôtel, coeur de la station en cours de création suffisamment grand pour assumer dans les premiers temps les fonctions du Casino et de l’Etablissement de Bains, réalisés par la suite en 1864 et 1866. Situé à une centaine de mètres du rivage, sur la déclivité de la colline, il a ses abords aménagés dans deux directions: du coté de la mer, il est devancé d’un "parc" avec pelouse et sentiers courbes et de vingt cabines rangées en ligne et symétriquement de part et d’autre d’une tente marquant les entrées du parc et de l’hôtel depuis la plage ; du côté opposé, vers la colline, il est précédé en 1865 d’un "jardin anglais" avc un "bassin". En 1866, un casino en planches est construit sous l’hôtel. En 1896, René-Jacques Baumier surélève le Grand Hôtel de deux étages et construit les deux pavillons latéraux. Pillu et Planquette sont les entrepreneurs. J. Bourdon, le sculpteur.

En 1904, la rotonde est surélevée. Elle apparente le Grand Hôtel aux casinos "second Enmpire" des grandes stations. Il est considéré avec le casino qu’il domine comme le centre de la vie balnéaire auquel "aboutissent plusieurs avenues coupées de petits jardins". Implanté comme le casino face à la mer, il en est davantage surélevé, en retrait et en hauteur, pareil à "un château de la la Loire". La pente permet de lire comme un même ensemble les deux édifices, ce qui revient à superposer "la ville moderne" (le Grand Hôtel est considéré comm un "palais rappelant le syle Mansard, qui ferait honneur à nos plus grandes villes", Lunéville 1865) et "la ville de bains" avec le casino au dessous. le couple Grand Hôtel -casino est une réunion réussie de la ville et du bain, spatialement représenté avec le "style" Mansard en haut et le casinon sur la plage.

Le Grand Hôtel reçoit les têtes couronnées. Edouard VII en est l’hôte alors qu’il est prince de Galles. Le roi et la reine de Naples y séjournent en 1880-1884, ainsi que le prince Napoléon et la princesse de Broglie, la princelle Orloff, le marquis Gouvion de Saint-Cyr.

En 1914, l’hôtel compte 350 cients et 150 emplpoyés. Il est transformé en hôpital. En 1917, il est réouver et revendu en 1928 à Frank Jay Gould, qui entreprend sa rénovation et confie sa direction à M. et Mme Paclarella, déjà directeurs de l’hôtel Le Provençal à Juan-les-Pins nouvellement construit par F.J. Gould, créateur de Juan-les-Pins. C’est à ce moment là qu’une véranda en béton est rajoutée contre la façade sur mer abritant la salle à manger. M. Cordier l’exploite jusqu’en 1932 tout en organisant de nombreux galas au casino. Mais les affaires vont en diminuant et fermetures et réouvertures se succédent jusqu’en 1939 où l’exploitation se termine. En 1945 il est vendu à un promoteur immobilier qui le transforme en appartements.

En 1947, il est séparé de ses écuries qui sont elles aussi transformées en logements. Ceux-ci constitue une co-propriété indépendante appelée "Les Pavillons Fleuris".

Vers 2000. Ravalement général du Grand Hôtel.

 

DESCRIPTION

Il s’agit d’un grand corps de bâtiment de 13 travées comprenant quatre niveaux et un comble, flanqué de deux pavillons carrés et d’une rotonde à l’angle nord-ouest. Les travées des trois premiers niveaus sont marquées par des pilastres en briques très légèrement saillants surmontés d’un chapiteau en pierre calcaire. Celui-ci soutient une console géminée sur laquelle repose un balcon orné d’un garde-corps en fer forgé. Ce balcon marque la surélévation faite en 1896. A l’intérieur de chaque travée, les baies entourées de briques sont précédées d’un balcon en fer forgé. Le décor joue essentiellement sur l’alternance des tons sable et briques. Des motifs de céramique bleue ornent la corniche et sont disposés de part et d’autre des consoles qui soutiennent le balcon. Une horlogue rondouillarde, en pierre calcaire, avec des chutes de fruits sculptés, magnifie la travée centrale.

Les pavillons sont traités dans le style de la renaissance italienne avec une large travée centrale aboutissant à une double lucarne traitée en pierre calcaire, surmontée d’un fronton interrmpu par un pot à feu, décorée de sculptures et de motifs de céramique bleue.Comme la rotonde, ces pavillons sont ornés de pilastres, très courts au quatrième étage, mêlant alternativemnet des lits de briques et de pierre calcaire. La coupole de la rotone est percée d’oeils de boeuf sur deux niveaux et se termine par un artichaud en plomb. L’ensemble du décor est lourd, mais très soigné.

La façade arrière, au sud, est traitée à l’économie, comme une caserne, sans balcons et sans décor sculpté, en jouant uniquement sur les oppositions de couleur.

A l’intérieur le hall a conservé son sol, ses colonnes, ses arcades et leur garde-corps en fer forgé. Dans les étages, le volume des couloirs a été conservé ainsi que l’alignement des portes.

La maison de gardien avec son comble brisé percé de lucarnes et son décor alternant les motifs de briques et d’enduit couleur sable respecte parfaitement l’esprit du lieu.

Les anciennes écuries, converties en appartements, séduisent par leur élégance et leur légèreté. Ce sont en effet des portiques reposant sur des colonnes de fonte qui agrémentent la façade antérieure des deux bâtiments qui flanquent l’avant-corps central.

Le "parc" situé devant l’hôtel a disparu au profit de parkings. Le "jardin anglais" à l’arrière a conservé une pelouse ornée d’une plate-bande fleurie, quelques haies de buis et un très bel arbre isolé au centre de la composition.

HISTOIRE DE LA COPROPRIETE

1947. Lotissement de l’ensemble, le rez-de-chaussée et une partie restant exploités en hôtel.
Syndic nommé pour trois ans : Alfred Tuloup (Neuilly-sur-Seine).
M. Starck, premier président du conseil syndical.

M. Collange, président du conseil syndical
M. Balivo, président du conseil syndical

M. Vimard, syndic.
M. Vernet, syndic
Agemo, Syndic

Début du ravalement
Fin du ravalement
Inscription de l’immeuble à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques

2012. M. Godard, président du conseil syndical

2005. Audit Socotec sur l’immeuble. Qqch en 1995

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